Attention aux glands !

L’un des principaux dangers qui guette les chevaux, au pâturage ou en promenade, est l’ingestion de plantes toxiques. Même si celles-ci sont devenues rares dans les pâtures, les prairies étant mieux exploitées, et les amendements tendant à les faire disparaître, il faut savoir apprécier le risque, sans dramatiser. Car n’oublions pas que le cheval possède une particularité catastrophique en cas d’intoxication : il ne peut pas vomir.

Cependant, pas de panique, si les chevaux sont nourris suffisamment, ils vont instinctivement les éviter.

En France on rencontrera plus particulièrement le chêne liège ainsi que le chêne vert en région méditerranéenne, alors que les chênes pubescent, pédonculé, rouvre, et sessile pousseront plus volontiers dans les forêts mixtes de feuillus en plaine et jusqu’en moyenne montagne.

Seules ces trois dernières espèces se révèlent toxiques. Les chevaux sont amenés à manger des glands ou des feuilles de chêne quand l’herbe à disposition se fait rare ; quand des vents violents font tomber une quantité importante de glands etc.

Notre vigilance doit être d’autant plus grande lorsqu'il s’agit de glands verts du fait qu’ils soient plus dangereux que les glands mûrs. Les troubles peuvent apparaître après ingestion ponctuelle d’une grande quantité de glands, mais il s’agit plus souvent de l’ingestion prolongée de quantités plus faibles. Certains chevaux raffolent des glands, et les consomment même s’ils ont bien assez à manger par ailleurs.

 

Quelques conseils pour prévenir les intoxications végétales ?

  • Nourrir suffisamment son cheval
  • Au pâturage :

1- Il est nécessaire d’éliminer les plantes toxiques : apporter des amendements alcalinisants à la terre et utiliser des herbicides sélectifs.

2- Par temps très sec : l’herbe devenant rare et les plantes étant moins riches en eau, les substances toxiques s’y trouvent concentrées. Distribuer un complément alimentaire (foin…) est nécessaire pour éviter que les chevaux ne mangent n’importe quoi.

3- Ramasser les glands présents sur la pâture et tailler les haies d’ornement qui bordent les pâturages pour supprimer les branches à portée des chevaux. Placer les fils de clôture et les barrières à bonne distance des talus et des haies.

4- Lors de vos arrêts en promenade, n’attacher votre cheval qu’à des arbres connus pour être inoffensifs.

5- Rester vigilant pour le foin car le risque d’y mêler des plantes toxiques n’est pas nul ; certaines plantes perdent leur toxicité en séchant, mais pas toutes.