La mélasse est-elle dangereuse pour les chevaux ?

C'est une vieille idée qui a la "peau dure". Elle remonte au milieu du siècle dernier, lorsque les chevaux recevaient des quantités importantes de paille mélassée (30 à 50 % de la ration quotidienne) et qu'ils n'étaient pas abreuvés en quantité suffisante (seaux et non abreuvoirs automatiques).

Dans ces conditions, certains chevaux pouvaient développer des problèmes rénaux dus aux cristaux de sucre contenus dans la mélasse, essentiellement de betterave.

Aujourd'hui ce problème ne se pose plus car tous les chevaux sont abreuvés correctement (abreuvoirs automatiques en majorité) et les rations de paille mélassée ont pratiquement disparues.

De plus la mélasse utilisée est principalement celle de canne à sucre, plus pure sur le plan bactériologique (pas de résidus de terre). Elle est très souvent mélangée à de l'huile de soja ou de lin aux vertus intéressantes (oméga 3).

Les aliments équilibrés contiennent entre 1.5 et 3% de mélasse.
Cet apport permet d'augmenter l'appétence de l'aliment (le cheval aime le goût sucré) et la tenue des granulés : lors de manipulations diverses, ils ne se désagrègent pas ou peu, limitant ainsi la quantité de poussières présentes dans l'aliment. Cela est bénéfique car les poussières sont irritantes pour les yeux et l'appareil respiratoire du cheval.