Les acides gras : ratio Omega 6 / Omega 3

Même si les aliments à teneur en matières grasses élevées sont une source d’énergie reconnue pour les chevaux de compétition, on dispose moins d’informations sur le rôle des acides gras spécifiques.

Classés dans les familles des w-6 et w-3 les acides gras essentiels (EFA) ont des actions multiples dans le corps.

Les acides gras oméga 6 sont relativement présents dans les aliments actuels pour chevaux. Par contre il n’en est pas de même pour les oméga 3 dont certaines variétés manquent parfois. Ceux-ci sont tout particulièrement intéressants au niveau fertilité mais ont aussi prouvé leur efficacité en tant qu’ antioxydants, se traduisant en une diminution de la viscosité du sang, une baisse du rythme cardiaque et une meilleure oxygénation des muscles avec moins de dommages musculaires chez les chevaux de compétition. (Kentucky University, O’Connor et al 2004)

Chez la jument et le foetus

Ils semblent être de préférence absorbés par le placenta. Ce sont probablement eux qui permettent de promouvoir : 

  1. Le maintien de la gestation (en maîtrisant la production de prostaglandine (hormone connue pour interférer avec l’implantation embryonnaire)
  2. La croissance générale et le flux sanguin dans le fœtus (qui améliore l’apport en nutriments au fœtus)
  3. L’augmentation des acides gras essentiels dans le fœtus (encourageant ainsi une croissance et un développement normaux)
  4. L’immunité du fœtus
  5. Une involution utérine post-partum satisfaisante

Enfin, le rapport oméga-6/oméga-3 a une influence profonde sur toutes les réactions d'inflammation dans le corps.

Les résultats de plusieurs études scientifiques suggèrent que les oméga-3 contribueraient à calibrer et restreindre les phénomènes inflammatoires alors que les oméga-6 (et les graisses saturées) encourageraient des réactions inflammatoires "en roue libre" et une amplification des réactions allergiques (Simopoulos, 2002)

Il est primordial que les déséquilibres en acides gras essentiels soient corrigés par une consommation de quantités d'acides gras appropriés.

Un ratio proche de 4:1 en acides gras oméga-6 et oméga-3 est généralement considéré comme un ratio fonctionnel optimum.

Perturber l’équilibre oméga 6/oméga 3 peut modifier le fonctionnement de l’organisme et favoriser l’apparition de certaines pathologies.
De la même manière, des apports alimentaires respectant un équilibre optimal oméga 6/oméga 3 de 4 :1 semble avoir une action préventive sur ces pathologies.