Y-a-t-il des risques à donner uniquement des céréales ?

Ces risques existent, et nous allons voir pourquoi.

Les céréales apportent avant tout de l'énergie sous forme d'amidon et peu de fibres (à l'exception de l'avoine plus riche en fibres que les autres céréales).

Le cheval n'est donc pas fait pour manger exclusivement de l'orge ou de l'avoine comme on l'entend souvent dire. En fait, c'est avant tout un herbivore fait pour consommer des fourrages riches en fibres. Du reste, il n'y a que depuis 150 ans environ que l'on distribue des céréales aux chevaux (auparavant elles étaient réservées à l'alimentation humaine).

L'appareil digestif du cheval est bien adapté à la digestion de la cellulose au niveau du gros intestin avec un transit long de 30 à 34 heures.
A l'opposé, l'amidon des céréales est digéré dans l'intestin grêle avec un transit rapide de 1 à 2 heures. En cas d'excès, avec une alimentation trop riche en céréales, le cheval ne peut digérer tout l'amidon, et ce d'autant plus que ses réserves d'amylase (enzyme permettant de digérer l'amidon) sont faibles.
Il y a alors risque de mauvaise fermentation et de coliques dans le gros intestin. 
De plus, la production d'acide lactique dans les muscles est favorisée, ce qui augmente le risque de crampes et de fourbure (très mauvais pour les chevaux sportifs !).

Enfin, un excès de céréales entraîne un excès de phosphore : il en résulte une mauvaise fixation de calcium au niveau de l'organisme avec augmentation des problèmes osseux, cartilagineux et tendineux.

Les aliments complets proposés sur le marché contiennent des céréales dans des proportions telles que l'apport d'amidon est limité.

Pour exemple, les aliments de la gamme ROYAL HORSE affichent une teneur en amidon comprise entre 17 et 24 %.
Ils sont parfaitement équilibrés en énergie, protéines, vitamines, minéraux et oligo-éléments et permettent d'optimiser les performances, tant sur le plan sportif qu'au niveau de l'élevage.